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Les Cahiers du Numérique

1622-1494
Les Cahiers du Num���������rique
 

 ARTICLE VOL 5/1 - 2009  - pp.19-44
TITRE
INÉGALITÉS NUMÉRIQUES ET RECONNAISSANCE SOCIALE. Des usages populaires de l'informatique connectée

TITLE
Digital inequalities and social recognition. Popular uses of connected computers

RÉSUMÉ
Force est de constater que la « religion du progrès technique » ne s’est jamais aussi bien portée. Ces dernières années ont vu les technologies de l’information et de la communication (TIC) devenir les nouveaux fétiches de la compétition économique, sociale et de l’idéologie de la communication. On nous assène ainsi que la diffusion exponentielle des TIC au sein de nos sociétés conduirait à davantage d’autonomie, de puissance cognitive, d’activités relationnelles, etc. Il va sans dire que notre « athéisme » en la matière nous pousse à réfuter d’emblée cette vision irénique liée aux usages des TIC. Des travaux de plus en plus nombreux montrent en effet qu’ils peuvent également prendre forme sur fond de domination, de dépendance, de surcharge cognitive ou d’incapacité effective à faire proliférer des liens (Granjon et al., 2008). Les prélats de la société de l’information nous les présentent (et nous les vendent) comme les remparts essentiels des formes contemporaines de désaffiliation. Ils les considèrent comme les conditions matérielles impératives d’insertion dans la nouvelle société du savoir. Pourtant, les TIC en général et l’informatique connectée1 en particulier ne conduisent pas mécaniquement à davantage de justice sociale. Le thème de la « fracture numérique » se présente encore trop souvent comme l’évidente déclinaison de cette idéologie qui fait des usages des TIC le garant d’un changement social positif bénéficiant au plus grand nombre. Dans une perspective critique, nous souhaitons déconstruire ce cadrage normatif en rappelant que les phénomènes de « fracture numérique » sont d’abord la conséquence d’inégalités sociales. Dans un second temps, une attention particulière portée aux usages que font les classes populaires de l’informatique connectée nous permet de montrer, à partir d’un questionnement centré sur la reconnaissance sociale (Honneth), que le comblement de la « fracture numérique » tel qu’il est habituellement envisagé ne satisfait pas à des exigences de justice sociale. Nous montrons que les usages développés par ces populations défavorisées, fussent-ils complexes, témoignent surtout de la persistance d’un ordre social qui préempte les gains d’autonomie susceptibles d’être tirés de l’utilisation de l’informatique connectée. Telles que nous les concevons, les inégalités numériques sont d’abord des privations de capacités à saisir les prises positives de l’informatique connectée, capacités entendues ici à la fois comme compétences, dispositions et sens pratiques.

AUTEUR(S)
Fabien GRANJON

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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GRATUIT
   
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