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Les Cahiers du Numérique

1622-1494
Les Cahiers du Num���������rique
 

 ARTICLE VOL 5/1 - 2009  - pp.69-100  - doi:10.3166/lcn.5.1.69-100
TITRE
MIEUX COMPRENDRE LES SITUATIONS DE NON-USAGES DES TIC. LE CAS D'INTERNET ET DE L'INFORMATIQUE. Réflexions méthodologiques sur les indicateurs de l'exclusion dite numérique

TITLE
Improving the understanding of ICT non-use situations. The case of the Internet and computer. Methodological reflections about the so called e-exclusion indicators

RÉSUMÉ
On ne peut plus considérer aujourd’hui la « fracture numérique » par une double approche en termes d’accès à l’ordinateur et à internet – qui nierait la question des usages et des compétences – et en termes de posséder ou de ne pas posséder la technologie adéquate. À ce titre, les récents, mais encore rares travaux, menés sur la question du non-usage mettent en lumière la diversité des situations et montrent que la description des situations de non-usages ne peut être basée sur une dichotomie entre usagers/non-usagers. L’objectif de notre travail est de participer au développement de la compréhension de cette part de la population qui déclare ne pas utiliser internet ou est classée par les enquêtes comme non-internaute. Cette compréhension passe par un travail de définition des notions-clés, un repérage des cadres théoriques et les outils méthodologiques mobilisables. Mais avant, cela suppose de poser plusieurs questions. La première est celle de savoir pourquoi est-il nécessaire d’investiguer plus avant sur la question des non-usages ? Tout d’abord parce que les non-usagers représentent encore aujourd’hui 40 % de la population française. Ce qui entraîne plusieurs conséquences d’un point de vue social. D’une part, le non-usage des TIC est considéré à la fois comme un facteur et comme un résultat d’exclusion et de marginalité. D’autre part, d’un point de vue philosophique et politique, cela signifie que 40 % de la population peut être écartée des débats sociétaux que génère la mise en oeuvre dudit modèle de la société de la connaissance. Enfin, d’un point de vue scientifique, la question du non-usage ne peut être résolue par un simple renversement des problématiques liées à l’usage. Ainsi, même le travail de catégorisation pose problème puisque nous nous trouvons face à trois démarches : soit les travaux ignorent les non-usagers ou les réduisent à une non-catégorie, ce qui conduit, d’une certaine manière, à reconnaître la domination d’une « super catégorie » des usagers sur la construction et la mise en oeuvre d’un modèle social et sur sa compréhension ; soit le non-usage devient une catégorie fourre-tout qui conduit à rassembler dans un tout considéré comme homogène, des situations et des expériences très hétérogènes ; soit on construit des typologies qui tentent de rendre objectives des intentions déclarées par les acteurs eux-mêmes à propos de leurs expériences et de leurs situations personnelles, par le truchement de la vision des chercheurs. Dès lors, comme le souligne Conein, il convient de s’interroger non pas seulement sur l’usage et le non-usage mais sur les circonstances sociales et humaines qui participent à l’émergence de ces catégories (Conein, 2005).

AUTEUR(S)
Annabelle BOUTET, Jocelyne TREMENBERT

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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GRATUIT
   
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