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Les Cahiers du Numérique

1622-1494
Les Cahiers du Num���������rique
 

 ARTICLE VOL 5/1 - 2009  - pp.195-222  - doi:10.3166/lcn.5.1.195-222
TITRE
POLITIQUES PUBLIQUES. Construction de la fracture par les usages dans l'enseignement

TITLE
Public policies: development of the fracture through usage in education

RÉSUMÉ
La révolution numérique marque le passage d’une économie matérielle à une économie de l’immatériel. Ainsi, la division des tâches et la production de masse qui caractérisent une économie fordienne laissent-elles la place à une économie post-fordienne dans laquelle le croisement de l’informatique et des réseaux permet au capitalisme industriel de s’emparer du monde (Rasse, 2006). La généralisation de la micro-informatique et des technologies à base numérique, l’interconnexion des bases de données, la mise en réseau des individus, la banalisation de la surveillance des communications synchrones et asynchrones et des fichiers échangés sont les modalités de l’informatisation de la société. Les investissements en infrastructures numériques et la connexion du territoire contiennent la promesse de nouveaux marchés et sont considérés comme une condition de la consommation de masse de produits et services numériques. Tous les secteurs des économies sont concernés par la généralisation des technologies de l’information et de la communication : l’industrie, les services, l’agriculture, la médecine et, bien entendu, l’éducation. Pour ce dernier domaine, certains discours utopistes et technophiles pensent résoudre le problème de l’éducation de masse par le détour de la technologie. Le défi mondial de Jean-Jacques Servan-Schreiber considérait que la révolution technologique allait permettre de diffuser l’éducation en concevant un réseau unique avec des centres de données communs et des infrastructures de télécommunication communes. C’était ne pas admettre que les techniques ne changent pas si aisément les constantes anthropologiques majeures dont l’attachement à la communication directe (Breton, 2006). Mais c’était aussi faire l’impasse sur l’inégalité des citoyens du monde face à l’éducation. Sur ce point, les inégalités d’accès au numérique sont d’abord des inégalités économiques, sociales et culturelles existantes : tous ceux qui sont déjà en position d’infériorité quant à l’accès aux ressources élémentaires, au développement, à la richesse et à l’éducation sont aussi exclus de l’accès au numérique. Le fossé numérique se creuse entre pays du Sud et pays du Nord, et dans un même pays, entre les riches et les pauvres (Lamarche et al. 2006). La « fracture numérique » par les usages (Rallet, 2006) pointe l’inégale répartition des capacités sociocognitives et socioculturelles entre les individus. Cette fracture nous renvoie aux politiques publiques et le plan d’action adopté par le SMSI en 2003 met l’accent sur l’accès aux infrastructures, aux connexions, aux réseaux. Mais qu’en est-il sur le plan de l’éducation et sur celui de l’accompagnement aux usages ? En France, l’enjeu économique, social et politique de la généralisation des TIC est celui d’un marché international de la formation. Christine Barats (2006) considère, d’une part, que l’importance du contexte international est l’argument d’une approche technophile et, d’autre part, que la compétitivité internationale justifie l’entrée de la France dans la société de l’information et donc, l’utilisation des TIC. Sylvie Bourdin (2008) souligne que l’inscription dans la « société de la connaissance » est fortement corrélée à un impératif de productivité et fait émerger les TIC comme solution privilégiée de l’atteinte des objectifs de modernisation dans l’enseignement. Nous interrogeons ici le concept de « fracture numérique » (Rallet, 2006) au regard des politiques publiques de généralisation des TIC engagées dans le système éducatif français. Ce travail s’inscrit dans le cadre d’une recherche conduite en sciences de l’information et de la communication et adoptant une méthodologie qualitative d’inspiration ethnographique. Ce texte met en perspective le processus historique d’intégration des TIC par les politiques publiques avec les résultats de leurs évaluations menées par et pour le ministère de l’Éducation nationale. L’hypothèse est alors que la cohérence du système éducatif français est mise à mal par les pressions auxquelles l’école est soumise pour contribuer à l’avènement de la société dite « société de l’information ».

AUTEUR(S)
Isabelle PYBOURDIN

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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