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Les Cahiers du Numérique

1622-1494
Les Cahiers du Num���������rique
 

 ARTICLE VOL 8/1-2 - 2012  - pp.9-14  - doi:10.3166/lcn.8.1-2.9-14
TITRE
INTRODUCTION

RÉSUMÉ

De nos jours, collaborer pour rechercher des informations est devenu une activité non seulement quotidienne mais essentielle (pour apprendre, pour s’insérer socialement et professionnellement, pour se divertir, etc.). Hansen et Järvelin (2005) définissent ainsi la recherche collaborative d’information :

est considérée comme recherche collaborative d’information toute tâche de type résolution de problèmes, impliquant plusieurs individus interagissant, de manière synchrone ou asynchrone, lors d’une tâche commune de recherche de sites ou de pages web dans des contextes plus ou moins définis et des environnements plus ou moins ouverts. (traduction par Dinet, 2007).

Cette définition est très généraliste puisqu’elle regroupe la totalité des contextes et dispositifs qui peuvent être liés à la recherche d’information. Actuellement, l’une des typologies les plus utilisées pour rendre compte de la diversité des situations collaboratives de recherche d’information est celle créée par Twidale et al. (1997). Selon ces auteurs, les activités et situations de recherches collaboratives d’informations peuvent être distinguées selon deux axes orthogonaux : un axe spatial permet de distinguer les activités selon la distance spatiale entre les collaborateurs ; un axe temporel distingue les activités selon que les individus collaborent de manière synchrone ou asynchrone. Ces deux axes sont des continuums le long desquels une situation particulière peut être positionnée et ainsi définie.

L’approche de Twidale et al. (1997) présente deux avantages qui relèvent tout de même d’un paradoxe :

  • d’une part, ces auteurs invitent à ne pas confondre l’activité de recherche collaborative d’information avec les environnements numériques (i.e. les outils). En effet, les notes post-it ou encore un dictionnaire papier sont des systèmes qui peuvent supporter une activité collaborative d’information ;
  • d’autre part, ces auteurs tendent à faire correspondre des outils à des situations collaboratives de recherche d’information. Ainsi, le téléphone est « classé » parmi les dispositifs qui supportent les activités collaboratives synchrones à distance. Pourtant, nous laissons souvent des messages à destination de nos collaborateurs proches physiquement (situation asynchrone avec proximité physique). De même, si le courrier électronique permet de communiquer avec le monde entier de manière asynchrone, c’est essentiellement avec nos collaborateurs les plus proches et dont nous attendons une réponse rapide que nous échangeons le plus de ces messages.

Les études relatives à la recherche collaborative d’information se sont surtout intéressées à la recherche sur le web puisque cet environnement a relancé l’intérêt pour cette activité. Plus précisément, de nombreuses études se sont attachées à démontrer la supériorité de la dimension collaborative sur la dimension individuelle (pour une synthèse, voir Dinet 2007). Très concrètement, effectuer une recherche collaborative de pages web semble présenter les avantages suivants :

  • le temps total nécessaire à la recherche d’informations diminue ;
  • le volume des informations traitées et lues par ces individus augmente significativement ;
  • l’organisation des informations trouvées est meilleure ;
  • le nombre de pages inutilement revisitées diminue significativement.

Mais, les résultats de ces études sont difficiles à comparer et les extrapolations sont également difficiles à réaliser car les situations décrites, les populations concernées, les protocoles et les scénarii sont très hétérogènes. De plus, quelques études tendent à montrer que la recherche collaborative d’information sur le web présente trois inconvénients majeurs (Lipponen, 1999 ; Nurmela et al., 1999) :

  • le travail de recherche d’information est souvent très inégalement réparti entre les membres d’un même groupe. Dans ce cas, comment évaluer la part d’investissement personnel de chaque collaborateur à l’effort collectif ?
  • les membres d’un même groupe ont parfois des représentations de l’espace-problème très différentes ;
  • les relations interindividuelles (affectives) semblent déterminantes dans la performance finale (Dinet, 2007).

Chez la plupart des auteurs qui se sont intéressés à la recherche collaborative d’information, les liens entre les collaborateurs sont généralement occultés ou écartés. Or, la recherche collaborative d’information est une activité humaine pour laquelle la composante sociale est extrêmement forte. Et même lorsqu’un individu recherche des informations seul face à son ordinateur et internet, son activité est ancrée dans un contexte social qui lui préexiste et qui l’influence (eg., origine sociale de la demande, contexte scolaire ou professionnel).
[...]



AUTEUR(S)
Jérôme DINET

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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