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Les Cahiers du Numérique

1622-1494
Les Cahiers du Num���������rique
 

 ARTICLE VOL 14/2 - 2018  - pp.9-10
TITRE
AVANT-PROPOS

RÉSUMÉ

C’est, à la fois en tant que sciences sociales et en tant qu’interdiscipline que les sciences de l’information et de la communication ont été conçues. Si l’on répertorie leurs théories, leurs méthodes, les types d’objets étudiés (dont la variété et la complexité sont remarquables), les perspectives adoptées (qui peuvent être plus ou moins liées à un projet social et politique) et si l’on tient compte des disciplines particulières qui sont, à tel ou tel moment ou par tel ou tel chercheur, privilégiées au sein de l’interdiscipline, etc., on ne s’étonnera pas d’y trouver un large pluralisme épistémologique et méthodologique.

Cependant, l’existence de ce pluralisme ne fait peut-être que renforcer la nécessité d’un réexamen des spécificités d’une discipline qui se rattache aux sciences sociales. Cela implique notamment de souligner que ce que Jean- Claude Passeron appelle le raisonnement naturel – propre aux sciences qui ne sont pas « dures » – a bien sa propre légitimité. On se trouve en fait devant deux grandes orientations. La première correspond à l’idée que les sciences sociales devraient s’exprimer exclusivement dans un calcul logique ; dans ce cas, les connaissances produites dans d’autres conditions ne seront pas réintégrables dans le nouveau savoir. La seconde consiste à penser que le raisonnement naturel, dans ces domaines, ne peut donner lieu à une formalisation ; dans ce cas, l’usage de langues artificielles n’est certes pas exclu, mais doit obligatoirement être accompagné d’une traduction en langue naturelle permettant d’obtenir des assertions historiquement contextualisées.

Dans le cas où l’on souhaite ne pas perdre le bénéfice des méthodologies existantes et où l’on refuse de considérer que l’intelligibilité qui en résulte doit être renvoyée à des effets rhétoriques, il faut admettre la validité d’une intelligibilité interprétative, différente de l’intelligibilité offerte par l’herméneutique philosophique aussi bien que par les procédures des sciences de la nature. En même temps, sans aller jusqu’à adopter un programme logiciste mettant en œuvre des reformulations qui entraîneraient des déperditions inacceptables, il s’agit aussi d’être capable d’accueillir d’éventuelles tentatives de clarification, d’explicitation et de contrôle de la rigueur intellectuelle, afin que les exposés théoriques ne soient pas simplement juxtaposés les uns aux autres et qu’ils puissent favoriser la vérification empirique aussi bien que la production d’une forme de cumulativité des connaissances. Mais il s’agit, tout autant, de rappeler que le discours des sciences sociales fait appel à des principes qui ne sont pas toujours entièrement formulables, d’où l’apparition fréquente de raisonnements qui relèvent de l’abduction et non de la déduction ou de l’induction, et que, plus généralement, les contenus présentés sont pris en charge par un locuteur, qui est obligatoirement Dans le cas où l’on souhaite ne pas perdre le bénéfice des méthodologies existantes et où l’on refuse de considérer que l’intelligibilité qui en résulte doit être renvoyée à des effets rhétoriques, il faut admettre la validité d’une intelligibilité interprétative, différente de l’intelligibilité offerte par l’herméneutique philosophique aussi bien que par les procédures des sciences de la nature. En même temps, sans aller jusqu’à adopter un programme logiciste mettant en œuvre des reformulations qui entraîneraient des déperditions inacceptables, il s’agit aussi d’être capable d’accueillir d’éventuelles tentatives de clarification, d’explicitation et de contrôle de la rigueur intellectuelle, afin que les exposés théoriques ne soient pas simplement juxtaposés les uns aux autres et qu’ils puissent favoriser la vérification empirique aussi bien que la production d’une forme de cumulativité des connaissances. Mais il s’agit, tout autant, de rappeler que le discours des sciences sociales fait appel à des principes qui ne sont pas toujours entièrement formulables, d’où l’apparition fréquente de raisonnements qui relèvent de l’abduction et non de la déduction ou de l’induction, et que, plus généralement, les contenus présentés sont pris en charge par un locuteur, qui est obligatoirement présent dans le raisonnement qu’il propose, même lorsque celui-ci se donne comme scientifique et qu’il se voudrait « discours des choses ».

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AUTEUR(S)
ROGER BAUTIER

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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