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Les Cahiers du Numérique

1622-1494
Les Cahiers du Num���������rique
 

 ARTICLE VOL 14/3-4 - 2018  - pp.151-172
TITRE
LA CAPTURE DU LANGAGE HUMAIN PAR LE CAPITALISME LINGUISTIQUE DES PLATEFORMES ...et quelques tentatives d’évasion

TITLE
The capture of human language by linguistic capitalism on platforms ... and some ways out

RÉSUMÉ

En 2010, Dominique Cardon écrit que les réseaux sociaux numériques « offrent à la fois un moyen d’émanciper les publics d’une relation trop verticale et passive avec les institutions traditionnelles de l’espace public », tout en précisant que « la conquête de cette autonomie est aussi le reflet d’une uniformisation et d’une normalisation plus forte des rapports sociaux et de la consommation culturelle » (2010, 78). Il s’agit dans cet article d’examiner les formes les plus récentes que prennent ces processus de normalisation sur facebook, en mettant d’abord le focus sur les éléments de langage préfabriqués qui cadrent l’expression des usagers. La théorie de l’« architexte », la sémiotique peircienne, l’économie politique de la communication et la recherche-création sont mobilisées pour montrer comment la langue d’affichage conditionne les propositions faites à l’usager, et comment l’entreprise essaie d’orienter ainsi les pratiques en recourant à des marqueurs culturels « calculés ». Est ensuite esquissé le projet de société de facebook, qui motive le fonctionnement de ces « architextes ». Dans une troisième partie se trouvera étudié ce qui fait, pour le moment, obstacle à la réalisation de ce projet : la barrière de la langue. La traduction automatique représente alors un défi crucial pour l’entreprise qu’elle a commencé à relever en 2011. Une dernière partie est consacrée à quelques sorties possibles de la « grammatisation » du langage humain par le capitalisme linguistique.



ABSTRACT

This article proposes to examine the normalization of social relations and cultural consumption on facebook, by first focusing on the prefabricated elements of speech that frame the users expressive practices. By mobilizing the theory of the "architext", Peircian semiotics, political economy of communication and research-creation, I show that the language chosen by the user determines the proposals of cultural activities by the platform: the company tries to frame practices by using "calculated" cultural markers. I then try to circumscribe the general social and political project of facebook that may motivate the construction of these "architexts". The language barrier, for the moment, hinders the complete realization of this project: machine translation is therefore a crucial challenge for the company. A final part deals with a few possible ways out of the "grammatisation" of human language by linguistic capitalism.



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Français

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